A chacun d’entre vous, nous souhaitons une année en bonne santé, apaisée et riche en moments de bonheur.
Nous aimerions y rajouter la sérénité, mais hélas, cette année s’ouvre dans l’incertitude. L’avenir de la planète est en question. La paix dans le monde est mise à mal. Les fanatismes idéologiques fourbissent leurs armes.
Au niveau national, l’Etat est paralysé depuis la dissolution. Il est aux portes du collapsus à la veille d’élections municipales et peut-être législatives. Le jusqu’au boutisme européen passe notre agriculture par pertes et profits avec la signature du sinistre traité du Mercosur.
La violence s’accroît. Certaines zones, abandonnées au narcotrafic, sont devenues des zones de non-droit jusque dans le monde rural. L’absence de repères et de perspectives laisse notre jeunesse désemparée, prête à succomber à toutes les addictions. La société est de plus en plus fracturée entre des modes de vie parfois antinomiques. L’antisémitisme est de retour.
Les nouvelles technologies sont mises en oeuvre sans réflexion éthique. Devant nous se pose la question du clonage, du transhumanisme, de l’euthanasie, du règne absolue de l’Intelligence artificielle avec des conséquences économiques et sociétales insoupçonnées (Voir notre numéro 6 du Figo de Barbaria, dans la rubrique « publications » ).
Cette situation inquiétante trouve en parti son explication par le péché d’orgueil de l’être dit moderne, son scientisme cultivant sa prétention. Pourtant Jean Rostand avait très justement alerté sur ce risque en 1939 dans son livre « Pensées d’un biologiste » : La science a fait de nous des dieux, avant même que nous méritions d’être des hommes.
L’avenir ne sera sombre que si nous restons les bras ballants. Ce n’est pas seulement pour nous, mais aussi pour nos enfants, que nous devons relever ces défis. Nous parviendrons si nous en avons la volonté et le courage.
Haut les cœurs !