Chers amis,
La taille de la vigne et des arbres sont finies, les pièges à frelon asiatique posés (voir numéro précédent), la terre fumée à l’automne va pouvoir recevoir les cultures d’été. Mais attention, inutile de vous précipiter, nos bons légumes d’été (tomates aubergines, poivrons, courgettes,…) ont besoin de chaleur pour pousser. Par exemple la tomate a besoin d’une température supérieure à 13° pour croître. En dessous, elle végète, attrape des maladies et risque un gel tardif. Dans notre région la fin de la première semaine de mai est un bon compromis pour les planter. Une petite astuce pour la date de semis des haricots. Observez la nature, dès que le lilas fleuri, vous pourrez les semer. En faisant attention à ne pas trop enfoncer les graines. Rappellez-vous les anciens disaient que les haricots doivent entendre le jardinier sortir du potager…
* Semez un engrais vert ! Que ce soit pour nettoyer un terrain envahi par les herbes adventices, nom plus élégant que celui de « mauvaises herbes » aussi péjoratif qu’inapproprié, ou pour enrichir votre sol, vous pouvez avoir recours aux engrais verts. En semant à partir de fin mars ces plantes vont prélever des éléments nutritifs dans le sol et les rendent accessibles aux cultures légumières, en assurant une couverture du sol propice à la micro faune et à la vie microbienne. De plus, en couvrant rapidement le sol, elles limitent les espèces envahissantes concurrentes. Vous avez donc le choix, soit de semer et de sarcler l’engrais vert pour laisser place à vos plantations, soit de le garder jusqu’à l’automne, en broyant et en l’ensevelissant avant l’hiver. Pour une culture courte d’environ 2 mois, vous pouvez semer de la phacélie, ou de la moutarde blanche. Pour une culture pérenne, par exemple sous des fruitiers, vous pouvez semer du trèfle incarnat. Pour des sols secs, pensez au sarrasin. Et si vous vous y êtes pris trop tard, à partir de la mi juillet, la vesce d’hiver fera l’affaire. Enfin, pour une culture bisannuelle, le mélilot est une espèce bien adaptée à notre région, qui a peu besoin d’eau, fixe l’azote et qui produit une abondante floraison la 2e année pour le plus grand profit des abeilles.
* Biodiversité. L’observatoire régional de la biodiversité vous invite à découvrir la vie sous toutes ses formes. Vous pourrez découvrir l’immense banque de données sur notre région Auvergne-Rhône-Alpes en allant sur le site : https://donnees.biodiversite-auvergne-rhone-alpes.fr/#/
* Sortie botanique le 5 avril. Des «simples» aux plantes rares, la flore locale est riche de surprises. Peu de gens le savent mais Saint-Restitut possède une station végétale abritant des espèces quasiment uniques dans la Drôme qui réclament une protection rigoureuse. Au cours de cette sortie organisée avec la Société Botanique de la Drôme, vous apprendrez à reconnaître le Ciste à feuille de sauge, la Mâche hérisson, l’Orobanche (plante parasite), le Plantain caréné, l’Hélianthème à feuille de thym, l’Egilope ventru et tant d’autres.
Rendez-vous le 5 avril à 10 h au carrefour du chemin de la côte et de la route allant de Saint-Restitut à Bollène, à côté de la station de pompage.
Il ne vous reste plus qu’à enfiler des bottes et à rassembler votre courage…
Et pour finir avec un sourire, une pensée de Jean Dutourd qui aimait à dire : » J’aime recevoir des lettres anonymes parce que je n’ai pas à y répondre… »
Saint-Restitut Nature & Patrimoine