Flash info 56

Chers amis,

Le printemps a mis du temps à venir. Le dernier orage était le bienvenu car la sécheresse commençait à se faire sentir depuis cet avant goût d’été de la semaine écoulée. Comme d’habitude des infos brèvesn des actions et un dossier vital, celui de l’eau.

* Vous en avez assez des limaces ? En plaçant une planche ou une tuile plate dans votre jardin, vous créez un abri de jour recherché par les limaces. Il suffit de venir les récolter le matin… On peut aussi pulvériser un répulsif à base d’eau, de vinaigre blanc (1 verre/l) et d’ail écrasé (4 gousses). Plus original et moins connu, le pamplemousse coupé en deux et placé à l’envers dans le jardin. Il attire les limaces grâce à son acidité sans nuire aux auxiliaires.

* Fouilles autour de l’église. Le rapport est toujours en instance. Nos contacts à l’INRAP laissent entendre qu’il pourrait arriver durant l’été et être présenté aux Journée européennes du Patrimoine les 19, 20 et 21 septembre. D’ici là les travaux d’aménagement sont gelés.

* Gardanne fait feu de tout bois. Depuis le 5 mai les habitants de la région sont appelés à se prononcer sur la reconversion à la biomasse de la centrale de Gardanne (13)  piloté par GazelEnergie. Après plus de 10 ans de bataille judiciaire menée par France Nature Environnement, le Conseil d’Etat vient d’ordonner une nouvelle étude d’impact. Le projet consiste à brûler 545 000 tonnes de bois par an, dont 335 000 tonnes dites “locales” et 150 000 tonnes importées (Espagne, Italie, Brésil) avec l’impact carbone associé.

C’est une aberration énergétique et économique et une grave menace pour les forêts alentours. Avec un rendement de 25 %, ce projet n’est rentable qu’au prix de l’existence d’un contrat signé avec l’Etat en décembre 2024, qui s’est engagé à racheter l’électricité produite à hauteur de 100 millions d’euros par an pendant huit ans, soit plus du double du prix de production des autres filières. 

Vous pouvez manifester votre réprobation sur le registre numérique en dénonçant un projet non rentable, sous perfusion financière, dépendant de ressources extérieures, exerçant une lourde pression sur la forêt provençale et générant une pollution atmosphérique doublée d’une forte empreinte carbone liée aux importations. https://www.registre-numerique.fr/enquete-publique-centrale-de-provence

Siège de l’enquête: Hôtel de ville – Allée des Platanes 13590 Meyreuil

* Histoire d’eau. Un Français consomme en moyenne 135 litres d’eau en bouteille par an. C’est le champion mondial de l’exercice. Plus de la moitié de la population (52%) boit de l’eau en bouteille presque tous les jours. Pour une famille de 4 personnes, le budget annuel de consommation d’eau minérale va de 500 et 900 euros. Outre la production de déchets ou de gaz polluants induits par l’incinération des plastiques, nombre d’études montrent que l’eau est loin d’être aussi pure que le suggère la publicité. Sans parler des résidus de pesticides ou pharmaceutiques, le système d’embouteillage et de stockage génère la présence de certains plastifiants (bisphénol) de métaux lourds (plomb, arsenic, cadmium), voire des particules de microplastiques.

Comme si cela ne suffisait pas, une enquête sénatoriale a révélé que des minéraliers avaient utilisé des traitements interdits, notamment la microfiltration. Certains industriels (Sources Alma ou Nestlé Waters notamment) ont eu recours à des microfiltrations poussées pour compenser la contamination des sources ou la vétusté des installations et aussi … réduire la fréquence des nettoyages qui oblige l’arrêt de production.

Enfin, les eaux minérales naturelles sont sujettes à des pollutions liées aux précipitations abondantes en lien avec le dérèglement climatique. Or, seul un nombre limité de polluants est contrôlé « Nous sommes loin de suivre des polluants émergents, organiques ou métalliques » souligne Jean-Luc Boudenne, professeur à l’université d’Aix-Marseille. Se pose ainsi la question de la contamination par des polluants éternels, comme les PFAS (1) utilisés dans la fabrication des joints.

À partir du 1er janvier 2026, des contrôles des eaux distribuées ou brutes deviendront obligatoires pour 20 substances listées par la directive-cadre sur l’eau. Une révision de la directive sur les eaux minérales naturelles est aussi en cours afin de clarifier les critères de qualification de la « pureté originelle ».

Pour réduire le risque de contamination, la protection des captages constitue une partie de la solution, d’autant que la ressource en eau souterraine a été reconnue juridiquement depuis le XVIIIe siècle comme un bien d’État. 

La solution lorsque l’on a pas de captage en zone sûre est la filtration domestique qui, pour un prix modique (l’équivalent d’environ 6 mois de consommation d’eau embouteillée) apporte une eau réellement pure.

Et puisque l’on parle d’eau, rappelons que l’Intelligence Artificielle ne fait pas que consommer de l’énergie. Générer 100 mots sur Chat GPT 4.0 nécessite 3 litres d’eau. A bon entendeur…

Selon un article de Dorothée Laperche paru dans Actu-Environnement du 20.05.2025

(1) Lire PFAS : une pollution qui redevient visible : https://www.actu-environnement.com/dossier-actu/PFAS-eau-industries-villes-reach-polluants-eternels-mousses-anti-incendie-vallee-chimie-95

* La croisière s’amuse… ou pas. A l’approche de l’été il semblait bon de montrer un aspect peu reluisant des gros bateaux de croisières, véritables villages flottants. La vidéo ci-jointe ne devrait pas les rendre en odeur e sainteté.

* Assemblée générale de Saint-Restitut Nature & Patrimoine le samedi 28 juin à 11h

Nous vous rappelons que notre Assemblée Générale se tiendra au 224, chemin de la Farigoule, 26130 Saint-Restitut. Nous ferons le bilan de cette année écoulée et parlerons de l’avenir.

Pensez à renouveler votre adhésion ou à adhérer, car seuls les adhérents à jour de cotisation pourront prendre part aux votes.

A l’issue de l’Assemblée générale sera servi un apéritif gourmand.

A bientôt,

Saint-Restitut Nature & Patrimoine

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