Flash info 68

Chers amis,

Le mois de décembre a bien commencé. La soirée festive qui s’est tenue à la salle du Chêne blanc aimablement prêtée par Maurice Reboul a rencontré un vif succès. Après un repas roboratif, le public nombreux a pu écouter un chanteur de Flamenco d’exception qui a ravi la salle (Voir photos). Autre bonne nouvelle, la saison des truffes s’est ouverte même si les conditions météo de cet été ne lui ont guère été favorables.

Côté traditions, outre le cérémonial du calendrier de l’Avent, les fidèles auront déjà planté le blé de la Sainte-Barbe. Nous insistons sur ces traditions qui ont forgé notre identité au fil des âges et des générations pour faire face à une tendance insidieuse actuelle qui tend à vouloir gommer Noël pour d’obscurs motifs. Ainsi à Nantes le marché de Noël est remplacé par « l’autre marché » et à Strasbourg par « plaisirs d’hiver », comme si Noël était devenu un mot honteux ! Ensemble nous devons répondre Vive Noël !

* Le blé de la Sainte-Barbe. La tradition veut que l’on sème ce jour-là du blé (ou des lentilles, voire des pois chiches) dans trois coupelles évoquant la Trinité. Ces coupelles décoreront la table du Gros souper de Noël, pour attirer la prospérité sur le foyer. Le lendemain, elles rejoindront la crèche jusqu’à l’Épiphanie.

* Mauvais temps pour les murets Les habitants du Planès ont eu la surprise de constater il y a quelques jours la démolition de plusieurs dizaines de mètres de murets en pierres sèches. Or, les prescriptions en matière d’urbanisme relevant de la ZPPAUP, devenue Site de Protection Remarquable, prescriptions reprises par le PLU de notre commune, stipulent que  » la suppression totale ou même partielle des murs est interdite “ car ils ” sont un patrimoine identitaire dont la conservation est d’intérêt public« . D’ailleurs, dans sa réunion du 27 octobre dernier, le Conseil municipal rappelait l’importance de préserver les murets en pierres sèches.

Le plus grave est que cette destruction des murets a été faite sans autorisation, ni demande préalable, alors que la procédure veut que l’on obtienne l’autorisation AVANT de commencer les travaux ! Comment expliquer qu’une ancienne magistrate ayant de surcroît été conseillère municipale ignore à ce point la loi ?

Certes, le lendemain de cette destruction une demande d’autorisation a été déposée à la va-vite en mairie le 2 décembre. Mais cela n’efface pas l’infraction. Nul doute que la commune accordera son autorisation à cette ancienne conseillère municipale en même temps qu’un rappel à la loi.

* Bonne nouvelle ! L’on se rappelle que le CNRS voulait étendre la station de primatologie de Rousset (13). Un projet qui prévoit l’élevage d’environ 2 000 primates, en particulier des babouins et des macaques à longue queue, une espèce aujourd’hui classée en danger d’extinction, et qui couterait 30 millions d’euros. Il faut savoir qu’un macaque peut-être vendu 30 000 euros à un laboratoire… L’association One voice qui défend les animaux avait réclamé communication des documents détaillant la localisation, les conditions de détention et l’état de santé des primates et également les causes précises de décès des animaux. Ces éléments constituant un élément déterminant pour comprendre les conditions réelles de vie, de stress, de transport, d’expérimentation ou d’euthanasie. En dépit de la loi, Le CNRS et l’Université d’Aix-Marseille avait refusé.

Il y a quelques jours le Tribunal administratif de Marseille vient de donner raison à One Voice. Muriel Arnal, sa présidente, pose la question :  » Qu’est-ce que le CNRS et l’AMU cherchent-ils à cacher au point de ne pas respecter la loi ?« . Elle ajoute :  » La transparence est un droit, pas une option« .

Au delà du bien-fondé de l’expérimentation animale, souvent critiquée par son absence de représentativité quant à son extrapolation à l’humain, se pose la question de la souffrance infligée à des primates qui ont des capacités cognitives et de l’empathie… proches de l’humain.

La science doit évoluer et utiliser des technologies modernes et abandonner les méthodes non animales, comme viennent de le décider les USA. A contrario du président Biden qui avait relancé l’expérimentation animale avec des expériences aussi contestables que celles sur la pollution et le réchauffement climatique, imposées à des beagles trop dociles, ou encore celles autour du transgenrisme infligées à des souris, des rats ou des singes, la nouvelle administration s’oriente vers des techniques modernes de substitution. La Food and Drug Administration (FDA) vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle renonce aux tests sur les animaux pour certains essais médicamenteux. Laissons la conclusion au Mahatma Gandhi :« La grandeur d’une nation et son progrès moral peuvent être jugés par la manière dont elle traite ses animaux ».

https://oxanimale.fr/actualites/international/trump-awa-2025

* Les PFAS quès aco ? Les PFAS sont une grande famille de produits chimiques de synthèse appelés substances per- et polyfluoroalkylées. Appelés couramment « polluants éternels « , il en existe plus de 10 000 variants. Or, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de révéler, suite à une vaste campagne de mesures portant sur toute la France, la présence très large de TFA ou acide trifluoroacétique, un polluant de la famille des PFAS qui a été retrouvé dans 92 % des échantillons d’eau potable !

Cette information alarmante arrive à la veille de la mise en place de limites réglementaires qui entreront en vigueur à partir du 12 janvier 2026.

* Attention aux médicaments suspects. 108 médicaments, dont 89 commercialisés en France, sont jugés « plus dangereux qu’utiles » par la revue Prescrire dans sa parution pour 2026. Il s’agit de produits d’utilisation courante, comme le fameux Voltarène qui, pour certains, peuvent provoquer des effets indésirables disproportionnés et pour d’autres, de graves conséquences allant de l’hospitalisation au décès.

* Dermatose nodulaire. Silence on tue ! Nous avions parlé dès le mois d’août de cette crise sanitaire qui touche le monde de l’élevage bovin (Voir Flash info n° 61). Un cran a été franchi à la mi-novembre dans les Pyrénées-Orientales. Des vaches qui fuyaient une euthanasie vétérinaire liée à un foyer de dermatose nodulaire (DNC) ont été abattues au fusil ! Ce 2 décembre, c’est dans le Doubs que 83 vaches vaccinées ont été abattues, pour une seule qui était atteinte par la maladie.

Christian Convers, de la Coordination rurale, raconte : « Nous avons d’abord demandé que l’ensemble des bêtes soient testées. On nous a répondu que cela ne faisait pas partie du protocole. » En même temps, un recours était porté devant le tribunal administratif. « Nous contestions le caractère d’urgence de l’abattage dans la mesure où les mouches, vecteurs de la maladie, ne sont plus là et où les bêtes ne sortent plus à cette période de l’année ». Le recours a été rejeté. À la ferme, 300 manifestants, éleveurs et agriculteurs, sont venus soutenir leur collègue. En face, 200 CRS étaient là avec des camions grues pour enlever les tracteurs.

Rappelons que selon la World Organisation for Animal Health (WOAH), la solution à la DNC repose « sur la biosécurité, le dépistage précoce et le contrôle des déplacements, suivis d’une vaccination rapide et généralisée ». Dans le cas du troupeau du Doubs, les animaux ont été vaccinés et abattus…

Selon la Coordination rurale, ce qui s’est passé va au delà du dispositif sanitaire. « Nous sommes devant une volonté politique, qui tue à l’aveugle». Il ajoute : « Cela rejoint la consigne du Pacte vert d’une baisse de 20 % du cheptel et la volonté d’importation liée au Mercosur « .

Et pour finir un dicton provençal tiré du blog « J’aime le Vaucluse » :

Alégre, Alégre,

Mi béus enfant, diéu nous alègre !

Emé caléndo, tout béu vén. (*)

En ce mois de l’Avent, pensons au message de Noël qui est porteur d’espérance, de renouvellement et de paix. Le monde en a bien besoin.

Saint-Restitut Nature & Patrimoine

( *) Réjouissez-vous, réjouissez-vous, mes beaux enfants, que Dieu nous rende joyeux, à Noël, tout ce qui est beau arrive.

 

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