Chers amis,
* Meilleurs voeux ! L’année 2024 s’est évanouie en laissant son cortège de souvenirs. 2025 s’ouvre à nous ! Sacrifions bien volontiers au rite des voeux, même si d’un point de vue pratique cette tradition oscille entre conjuration et incantation. Elle a le mérite de voir chacun se tourner vers l’autre et se soucier de son avenir. Aussi, que chacun trouve en 2025, épanouissement, sérénité, bien être et le bien le plus précieux, celui de la santé !
* Fêtons l’Epiphanie ! Epiphanie signifie en grec : brillant, rutilant. C’est donc la fête de la lumière, en liaison avec le solstice d’hiver qui marquait le retour du soleil.
Théoriquement fixée au 6 janvier, depuis 1802, on la fête le dimanche le plus proche de cette date, soit cette année, le 5. C’est le moment où la crèche accueille les rois mages venus de l’Orient jusqu’à Bethléem, en suivant l’étoile dans le ciel, pour adorer l’enfant Jésus et lui remettre leurs précieux présents.
Cette fête d’origine païenne a évolué au fil du temps. Pour les chrétiens c’est la manifestation du Christ aux yeux du monde. Ce n’est qu’au IIe siècle que l’on parle de rois et au VIe qu’on leur attribue des noms : Melchior, Gaspard et Balthazar. Le premier offrit l’or (symbole de la royauté), le second l’encens (symbole de la divinité) et le troisième la myrrhe (symbole de la condition mortelle, utilisée lors de l’embaumement). Ces rois sont qualifiés de mages car ce sont des savants instruits par les observations célestes. La prosternation de ces hauts personnages devant un petit enfant, nu sur la paille de la crèche, est tout un symbole.
Ce n’est qu’au VIIIe siècle que Balthazar apparaîtra noir, comme pour rappeler la traite négrière orientale, principalement arabe, qui dura 13 siècles et fit 17 millions de déportés.
L’histoire dit qu’en réalité, les rois mages étaient 4, comme les mousquetaires. Artaban, venu de Perse, serait arrivé trop tard et chercha Jésus pendant plus de 30 ans…
Et le gâteau des rois ? Dans le sud de la France et en Espagne, le gâteau des rois a la forme d’une couroùno des reis. Parfumé à l’eau de fleur d’oranger, certains voient dans les fruits confits des pierres précieuses serties sur une couronne. Au XIVe siècle on glisse un haricot ou une fève, symbole de fertilité, qui procure le titre de roi d’un jour à celui qui la trouve. Plus au nord, la couronne est remplacée par une galette, à base de frangipane.
Ce gâteau faillit disparaître à la Révolution où les sans culottes, toujours soucieux de réécrire l’histoire, voulurent l’interdire…
A notre que la tradition veut que la saison des gâteaux des rois commence jour de l’Epiphanie et se termine le jour de Mardi Gras, malgré certains boulangers peu disciplinés qui proposent déjà des couronnes avant la Noël…
Alors profitez-en !
Saint-Restitut Nature & Patrimoine