Chers amis,
Une fois n’est pas coutume, ce bulletin commencera par un éditorial.
Requiescat in pace…
Hier c’était la Toussaint, jour déclaré chômé depuis le VIIIe siècle par Grégoire III pour permettre aux catholiques d’honorer leurs 8000 saints, en particulier les martyrs. En France 4500 communes contiennent le mot “saint” dans leur nom sur les 36000 communes françaises. C’est donc une myriade de villes ou de villages qui ont fêté leur patronage incarnant l’imprégnation profonde du christianisme dans l’histoire et les provinces de France.
Aujourd’hui, c’est la Commémoration des défunts, dite Fête des morts, voulue par l’abbé de Cluny, au XIe siècle. C’est une journée de recueillement destinée à penser à tous ceux qui sont partis, que nous avons aimés et dont nous sommes redevables pour ce que nous sommes.
Le rapport à la mort est l’acte fondateur des civilisations. Les premières traces de société le sont autour des rites funéraires, des momies égyptiennes au rite du Rambu solo du peuple indonésien des Toraja où, le défunt, vêtu de ses plus beaux habits, assiste à ses propres funérailles qui peuvent durer jusqu’à 1 semaine. Nombre de cultures considèrent que la mort n’est pas une fin mais une transition, voire un cheminement comme avec la métempsychose, où l’âme poursuit son évolution en passant d’un corps à un autre.
S’il est une chose dont on est sûr, c’est que la mort fait partie intrinsèque de la vie et qu’il y a inéluctablement une dernière page au livre que nous avons ouvert à notre naissance. Après, que l’on soit croyant ou pas, que l’on considère que la vie est un passage ou un cycle perpétuel, il faut admettre que la vie humaine a un terme.
Et c’est bien ainsi, n’en déplaise aux transhumanistes qui cherchent la vie éternelle dans des extensions du corps humain, ou aux adeptes de la cryonie (congélation du corps d’une personne après sa mort dans l’espoir que des avancées technologiques futures permettront de la “ressusciter”), la vie humaine projetée à l’infini serait un non sens et ne saurait prospérer que si une infime partie de l’humanité y accédait.
A contrario, la philosophie nous enseigne que la connaissance de la nature et la sérénité face au destin sont des réponses aux vicissitudes du monde. Epicure, qui mourut en 270 avant JC, posa parmi les quatre principes de sa doctrine, que la mort n’est pas à craindre et que c’est en cela une marque de sagesse. L’objectif n’est pas de vivre éternellement mais de tendre à chasser les troubles de sa vie, pour atteindre l’ataraxie, chère à Démocrite, c’est à dire la paix de l’âme qui résulte de la modération et de l’harmonie de l’ existence. L’ataraxie qui mène ensuite au chemin du bonheur.
C’est pourquoi, cette Fête des morts est un moment de peine mais aussi de joie car nous faisons revivre à travers nos pensées tous nos êtres chers disparus. En attendant sereinement le moment où, redevenus nous mêmes poussière nous rejoindront les poussières d’étoiles, chères à Hubert Reeves, qui reposent en paix dans l’univers.
* PLU. La fin de la consultation approche. Si vous n’avez pas encore déposé d’observations auprès du cabinet Alpicité, dépêchez-vous. Le PLU prévoit de construire 85 logements sur la décennie cela veut dire une augmentation de population de près de 200 habitants ! On est donc loin de la stabilisation souhaitée majoritairement par la population par le biais du questionnaire et de l’arrêt de la bétonisation de la commune.
Aussi, nous vous invitons à contacter le cabinet Alpicité (*) pour lui dire votre opposition à cette orientation du PLU et rappeler votre souhait d’arrêter l’urbanisation et de stabiliser la population à 1500 habitants.
(*) Alpicité : Avenue de la Clapière, Croisée des chemins, 05200 EMBRUN E-mail : contact@alpicite.fr
Pour plus de détails reportez vous au Flash Info n°63
* Moustiques : nouveau moyen de lutte ? Un lecteur assidu nous transmet une information concernant la lutte contre le moustique au Brésil. Ce pays vient de créer une usine d’élevage de moustiques capable de produire 190 millions d’insectes par semaine. Dans l’usine, les moustiques du genre Aedes aegypti sont contaminés par une bactérie (Wolbachia) qui les empêche de transmettre les virus pathogènes à l’origine de la dengue, le zika ou le chikungunya, car la bactérie inhibe la réplication virale. En lâchant ces moustiques infectés dans la nature, ils s’accouplent et transmettent leur incapacité d’inoculation, contribuant ainsi à faire diminuer ces maladies. En pratique la bactérie se transmet de la mère aux œufs, ce qui permet de propager progressivement le caractère protecteur à travers les générations de moustiques. Des essais ont déjà montré une réduction des cas de dengue de 70 % au Brésil.
Cette technique comporte-t-elle des risques ?
– Arguments rassurants : la bactérie est naturellement présente chez plus de 50 % des insectes. Ensuite, la bactérie ne survit pas en dehors du moustique et se décompose rapidement. Wolbachia est estimé comme spécifique jusqu’à présent. Pas de phénomène de résistance comme pour les pesticides. En France des études sont en cours avec une évaluation attendue de l’ANSES.
– Arguments inquiétants : Dans certains cas la contamination bactérienne peut induire une augmentation de l’infection par exemple avec le virus du Nil occidental.
Cela ne marche pas sur le paludisme car, dans ce cas, la maladie est provoquée par des parasites du genre Plasmodium qui font partie des protozoaires ( organismes unicellulaires ) et non des virus.
Source : https://actualidad.rt.com/actualidad/567743-brasil-mayor-fabrica-mosquitos-mundo
* Le ridicule ne tue pas. La preuve! Ce 23 octobre, chez Christie’s Paris, un monochrome d’Yves Klein a atteint les 18,4 millions d’euros. Le tableau (voir pj) est certes d’un beau bleu, le fameux pigment « IKB » mais de là à atteindre cette somme ! Faut-il rappeler que déjà l’irrévérencieux Alphonse Allais (1854-1905) avait pris les devants pour se moquer de la bourgeoisie se targuant d’art avec son satirique Album Primo-Avrilesque (1897), dans lequel il citait 7 monochromes dont le célèbre tableau blanc intitulé : Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige !
* Repas de l’Avent. Ne tardez pas à réserver dès à présent votre soirée du 5 décembre pour venir célébrer avec nous la Fête de l’Avent. Nous vous proposons un programme festif avec un repas servi à table :
* 19h. Apéritif d’accueil
* 20h. Repas : salade de fête, caillettes garnies, plateau du berger, desserts des mendiants, vin bio local et café.
* 21h15. Soirée dansante gipsy avec Tonino Flamenco
Salle du Chêne blanc à Saint-Restitut. PAF 30 euros.
Réservations par mail.
A bientôt,
Saint-Restitut Nature & Patrimoine
