Chers amis,
Le temps de Noël est arrivé. Celui qui agite le sommeil des enfants dans l’attente du jour béni. Celui aussi de la trêve des combats que l’on espère durable. Celui enfin du rassemblement familial autour des traditions ancestrales. Vous trouverez sur notre site un article sur les traditions de Noël : saintrestitut-n-p.fr
En cette période tragique pour nos paysans qui se heurtent à l’approche brutale du gouvernement face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) nous commencerons par ce sujet. Et pour illustrer cette belle profession, nous vous invitons à regarder cette courte vidéo d’un sage de la terre à l’accent bien trempé (Voir en pj).
* Face à la dermatose bovine faut-il abattre tout le troupeau ? L’argument officiel, relayé par la ministre Genevard, sûre de son fait en raison notamment de son diplôme de Lettres classiques, est qu’il n’y a pas d’autre solution que l’abattage systématique. Examinons quelques éléments :
1- La DNC n’est pas transmissible à l’être humain, ni par contact avec des bovins infectés, ni par la consommation de produits issus de bovins contaminés, ni par piqûres d’insectes vecteurs. En soi la maladie est faiblement mortelle, moins de 10 % d’un cheptel infecté. Le lait et la viande d’une bête contaminée sont consommables. Il n’y a pas de risque de zoonose.
2- Il n’existe qu’une seule souche de la maladie, avec un vaccin déjà bien maîtrisé et utilisé en Afrique, offrant une protection de trois ans. Alors pourquoi les premiers vaccins n’ont-ils été distribués qu’à la mi-juillet, près de trois semaines après les premiers cas français, dont nous avions révélés l’existence dans notre bulletin Flash n°61 du 15 août dernier ?
3- Une étude démontrait il y a 3 ans déjà que l’Ivermectine, antiparasitaire parmi les plus prescrits au monde, avait une capacité d’inhibition contre cette maladie (*).
4- Une autre étude de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), réalisée en 2016 après un épisode de DNC dans les Balkans, avait montré qu’une euthanasie ciblée couplée à une large vaccination avait suffi à contenir la maladie. Un avis partagé par la chambre d’agriculture de l’Ariège, qui a proposé le 10 décembre un plan alternatif comprenant notamment une vaccination massive, une surveillance vétérinaire accrue et des tests PCR hebdomadaires sur les animaux appartenant à la même unité épidémiologique.
5- Ce n’est pas la vaccination qui est à mettre en cause mais surtout les déplacements (souvent frauduleux) des animaux qu’on déplace malgré l’interdiction.
6- Constatant la stratégie et les moyens disproportionnés qui ont été mis en oeuvre, certains éleveurs estiment que cela procède d’une opportunité pour mettre fin silencieusement à l’élevage traditionnel.
7- L’épidémie s’essouffle. A ce jour, il n’y a eu aucun cas de DNC déclaré depuis le 14 décembre.
En conclusion, les services sanitaires ont choisi une stratégie hautement contestable en regard de la dangerosité relativement faible de la maladie qui permettrait avec un protocole renforcé et une interdiction de transport de miser à moyen terme sur la vaccination. D’autant que le vecteur premier de la transmission entre bovins, la piqure de mouches et de taons, est faible en cette saison.
La colère et l’indignation des éleveurs est telle que le pouvoir serait bien inspirer de réfléchir avant que cela ne bascule dans l’insurrection. Le report tactique de la signature du tristement célèbre traité du Mercosur, dont un président en bras de chemise avait dit qu’il le combattrait férocement, a toutes les malchances d’être signé après les fêtes. Soutien total aux agriculteurs !
(*) https://doi.org/10.1016/j.virusres.2021.198671
* Plus rapide que l’éclair ! Dans le dernier numéro nous avions alerté sur la destruction sans autorisation d’une cinquantaine de mètres de murets, typiques du village, au niveau du Planès. L’on se rappelle que la demande d’autorisation préalable avait été faite après la destruction. Ce secteur étant dans un Site Patrimonial Remarquable, l’avis de l’architecte des Bâtiments de France était sollicité. Alors même que le délai prévu dans les textes prévoit 1 mois de délai supplémentaire (s’ajoutant au délai initial d’1 mois pour statuer sur la demande), l’avis favorable a été rendu à peine 3 jours après son dépôt. Mieux encore, l’avis de non opposition de la mairie a été rendu le 11 décembre, soit 8 jours après le dépôt ! Quel empressement !!! Comme le disait La Fontaine dans la fable des Animaux malades de la Peste : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir « .
* Echangeur autoroutier de St-Paul : on ne lâche rien ! L’association Vivre, respirer, se déplacer en Tricastin tiendra son assemblée générale le 27 janvier 2026 à 18h, salle Chausy à St-Paul-Trois-Châteaux. A l’ordre du jour, la vigilance car l’on attend toujours l’abandon définitif du projet.
Pour ce faire, l’association a écrit à la nouvelle préfète de la Drôme et à la nouvelle sous-préfète de Nyons pour leur rappeler les bonnes raisons qui ont conduit le précédent préfet à formuler la suspension du projet, au printemps de cette année.
Avant de quitter la présidence du Département, Marie-Pierre Mouton a répondu à un courrier des Amis de la Terre de la Drôme en esquivant la question de la résiliation de la convention de financement, mais en rappelant son refus d’augmenter la participation financière du Département, ce qui bloque pour le projet d’échangeur ! L’association a également invité Ie nouveau président du Département à résilier la convention de financement du projet et à libérer les 4 M€ bloqués pour cela. Enfin, malgré moult démarches, Alain Gallu, le maire de Pierrelatte n’a toujours pas répondu sur la résiliation de la convention de financement du projet.
* Le saumon, poisson ou poison ?. A l’approche du réveillon des fêtes, le saumon s’invite sur nos tables. Avec plus de 4 kg par an et par personne en France, les industriels ont un filon à exploiter. Mais cela a un prix, la qualité. En effet, le saumon d’élevage est exposé à des traitements antiparasitaires qui persistent dans la chair du poisson. De plus, la nourriture industrielle est souvent contaminée par des résidus chimiques (PCB (polychlorobiphényles), dioxines et métaux lourds), sans parler des antibiotiques (*). Enfin, les élevages intensifs ne sont pas sans conséquence sur les stocks halieutiques, car ils sont nourris de farines de poissons
Quels critères pour choisir un saumon fumé de qualité ?
* Regardez le label. Le label rouge est meilleur que le saumon sans label, mais reste inférieur au label bio, qui lui reste inférieur au saumon sauvage.
* Elevage ou sauvage ? L’introduction montre que, même si le saumon sauvage n’est pas exempt de résidus de polluants, ils sont en quantité moindre.
* Fumage et salage. Vérifier que le fumage porte la précision « Fumé au bois de … » sans quoi vous achèterez un saumon pulvérisé au fumet de bois. Le salage à sec est à préférer à l’injection de saumure qui vous fait acheter de l’eau au prix du saumon.
L’alternative ? Reste le choix de la truite fumée au bois. Ces élevages implantés en Bretagne et en Aquitaine fournissent des produits de très bonne qualité, moins chers que le saumon.
Ces informations conforteront probablement ceux qui ont banni les protéines animales de leur alimentation. Cependant, la question n’est pas qu’éthique, car malheureusement les contaminants sont présents partout, y compris dans les légumes et dans l’eau (Voir le Flash Info n° 68). La réponse se situe dans un choix judicieux des origines et des méthodes de production.
(*) Un poison nommé saumon. Maxime Carsel. Editions du Rocher
* La Crau balafrée ? Le Collectif THT13-30 qui conteste le projet de ligne THT aérienne de 400 000 volts qui doit traverser la Crau, la Camargue et la Terre d’Argence, vient d’annoncer que l’Etat appuyait implicitement ce projet porté par RTE. Or, avec ses 180 pylônes de 60 à 80 m de hauteur sur 65 km la ligne défigurerait cette région emblématique. Le Collectif a immédiatement demandé à rencontrer le Préfet pour lui rappeler que des alternatives existent. Pour apporter votre soutien, vous pouvez signer leur pétition :
En cette veille de Noël, nous vous souhaitons de fêter joyeusement ce moment rare et précieux qui marque depuis si longtemps notre monde et qui est aussi le temps du renouveau. Le solstice d’hiver est aujourd’hui. A partir de demain, nous marcherons vers le soleil !
Joyeux Noël à tous !
Saint-Restitut Nature & Patrimoine